L’Acadie, c’est où, c’est quoi?


Chers amis de l’Acadie!

Il a été porté à mon attention à maintes reprises au cours de ma carrière comme guide du patrimoine acadien, que l’Histoire relative à la culture acadienne, aux générations précédentes de Louisianais français, n’a peut-être pas été menée à bien par les institutions scolaires et …si c’était du tout…

Il n’y a rien de surprenant ici. Elle ne semble pas faire partie du programme scolaire dans de nombreux endroits du monde pour le moment. En ce qui concerne le contexte de la Louisiane, il a été demandé qu’un remède simple soit présenté pendant ce qui était alors, une année la plus appropriée dans laquelle la Louisiane célébrait le 300e anniversaire de son patrimoine français, et le second congrès mondial acadien (CMA) en 1999.

Alors, le petit texte qui suit se veut donc une vue d’ensemble permettant d’illustrer la place spéciale occupée dans le cœur de million de personnes à travers le monde. Cette Acadie de ce nouveau millénaire avec tout son patrimoine se révèle au monde entier dans ses plus beaux charmes…


Un lieu si mystérieusement beau et encore si peu connu…


Si vous le voulez bien, suivez-moi et ouvrons le livre du temps en jetant un coup d’œil sur l’Acadie à ses tous débuts, jusqu’à aujourd’hui.

C’est sur la péninsule de la Nouvelle-Écosse que l’on aperçoit les premiers signes de son existence, au delà de 400 ans passés. Cette magnifique province située plus à l’Est des Maritimes est là où les premiers explorateurs français, gentils hommes et artisans, ont planté tous les espoirs dans leur cœur et ont entrepris de tout recommencer dans ‘’le Nouveau Monde’’.

Pour être plus précis, après environ deux mois de navigation sur des mers agitées, La Have, en Nouvelle-Écosse, est là où les hommes se sont agenouillés et ont embrassé le sol, car enfin ils touchaient ce qui, jusqu’à présent, n’avait été qu’un rêve… Néanmoins tous les noms qu’on lui a donnés à différentes époques, le territoire demeure le même, la beauté majestueuse de l’Acadie brille comme une étoile à travers tous les âges…

On peut soupçonner que les pêcheurs Basques et Bretons, qui ont scanné clandestinement les grands bancs de pêche de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve depuis le milieu des années 1500, avaient longtemps gagné la confiance des aborigènes de la région connue sous le nom d’indiens Mi’kmaq. Peu d’écrits existent relatant cette période à l’exception de quelques hiéroglyphes fascinants sculptés sur les rochers à Kedjimkujik en Nouvelle-Écosse. Inutile de dire qu’aucune version de notre Histoire canadienne ne serait appropriée si l’on ne parlait pas de la ‘Première Nation’ et son immense territoire en tant que colonie initiale.

Pour le peu que nous sachions de la culture Mi’kmaq, nous savons maintenant que ces gens sont des descendants de la période Paléoindienne. Des gens qui nous ont laissé, sous des couches de sol près de la Baie de Cobequit, N.-É., des ‘’artefacts’’ datant de 10 600 ans. (Débert, N.-É.) Leur présence organisée dans cette région de l’Amérique, aussi loin que l’on peut remonter dans le temps, pousse les érudits à repenser les notions de « vieux » versus le « nouveau » monde… D’une manière ou d’une autre, pour vous et moi, sachant que notre héritage est à jamais enraciné profondément dans le temps à travers des traditions et des relations immémoriales avec la terre, nous incite assurément à réserver une place spéciale aux Aborigènes.

Le peuple français apprendra définitivement en les observant dans leurs coutumes et leurs styles de vie. Localisés dans certaines parties du Maine, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et la Péninsule Gaspésienne, les Mi’kmaws forment « une famille », ou une tribu de la Grande Nation algonquine. Dans un langage spécifique, ils désignent leur territoire en des termes qui leur sont propres.


D’où vient le mot ‘’Acadie’’ ?


La première connotation écrite de ‘’Acadie’’ comme telle, apparait au tout début de la Charte royale française de 1603 dans laquelle on pouvait lire :
« … Pour la colonisation des terres de La Cadie, Canada et autres lieux en la Nouvelle-France ».

En effet, quand Samuel de Champlain et le gouverneur Demons, menant une flotte de trois navires, gagnèrent la côte de la Nouvelle-Écosse en mai 1604, seulement un autre territoire avait été établi par les européens en Amérique; l’occupation par les espagnols de Sainte-Augustine en Floride.

Ayant des aptitudes remarquables, les nouveaux arrivants français ont trouver les ressources pour ouvrir leur esprit et leur cœur aux mœurs des Mi’kmaq, composant avec ces habitants nomades paisibles et totalement souverains. Surmontant les barrières de communication, l’amitié était obligatoire pour survivre dans ce monde totalement différent du leur. L’expérience terrifiante de l’hiver, une nature si vaste et imprévisible pour les compatriotes européens qu’ils étaient; ils n’auraient jamais survécu sans la compassion des indigènes pour les visiteurs bien intentionnés, et plus tard, la camaraderie éternelle née entre ces deux groupes.


En 1605, une nouvelle colonie a vu le jour au Nord!


Une année plus tard, « l’Ordre du Bon Temps » de Champlain fut organisé. Une fête périodique et renouvelée où les Amérindiens et les Européens se réjouissaient et célébraient la Vie, comme un, dans et autour des premières habitations de Port Royal.

Que nous appelons cela Arcadie, cette région grecque légendaire célèbre pour ses paysages, ses arbres ‘ d’une beauté céleste’ (duquel est tombé le ‘r’ pour faire « Acadie » --selon Ganong) ou de l’indigène ‘Katik’ qui signifie « terre d’abondance », (que les Français prononçaient ‘Cadie’) ou une combinaison fortuite de deux termes de l’ancien et du nouveau monde, l’entité Acadie est née pour un grand destin.


Pour en savoir plus sur les origines des Acadiens:


Ainsi, on ne peut pas parler d’un ‘Acadien’ avant qu’un enfant soit né de deux parents français ou d’un parent français et d’un parent autochtone sur ce territoire connu sous le nom de La Cadie dans les années 1600.

Un grand peuple avec une destinée aussi tragique que célèbre. Se souvenir de l’Acadie est à la fois compliqué et fascinant.

Soit qu’on parle de Neutres français, parfois de Métis, ce groupe a accompli des merveilles qui n’ont pas encore été complètement comprises. Comme l’a déclaré John Erskine dans son article intitulé The French period in Nova Scotia A.D. 1500-1758 and Present Remains’’

D’innombrables histoires (contemporaines anglaises et françaises) couvrent ces périodes, mais malheureusement, la plupart d’elles sont entachées de tentatives chauvines pour prouver l’excellence de l’une ou l’autre des nations. Grâce aux archives, la recherche de documents originaux nous révèle des bribes de leur héritage intrigant et certainement fabuleux.

On ne peut que sentir un fort réseau de relations de parenté qui ont forgé l’identité des Acadiens qui étaient le groupe dominant de la Nouvelle-Écosse à partir des années 1700.

En raison de leur unique mode de culture par le biais de construction de centaines et de centaines de mille de levées, (digues) et la filtration du sel des marais récupérés par le biais des aboiteaux, des quantités fabuleuses de seigle, d’avoine, de blé, d’orge, de pois, de haricots, de chou, de lin ont été cultivées. Bovins, porcs, moutons, poulets, chevaux ont été élevés, suffisamment abondants pour être exportés. La richesse des jardins acadiens a aussi été enregistrée : betteraves, oignons, carottes, ciboulette, échalotes, navets et toutes sortes de salades ont été cultivés. Ils sont aussi attribuables à l’introduction de vergers de pommes, prunes, poires et cerises qui entouraient leurs hameaux protégés. Le lait était un breuvage commun, mais ils ont fait du vin et du cidre pour compléter leur régime. Ils pêchaient et chassaient dans le pays de l’abondance, qu’ils voyageaient par la terre certainement, bien que les voies d’eau étaient le mode principal de trajet.

Parallèlement à leurs pratiques religieuses, il y avait toujours de la musique et des danses dans les communautés heureuses et fières; des histoires et des légendes étaient racontées pendant qu’un processus subtil se produisait. Le sens de la communauté acadienne devint tel au cours de son évolution et de son âge d’or, qu’ils devaient rejeter l’assimilation à d’autres cultures dans les décennies d’exil suite à la Déportation.

Plus de deux siècles et demi après la dispersion de son peuple, on peut encore observer ce sens de solidarité entre les nombreuses ‘poches’ du monde entier, en essayant de se réunir; en quelque sorte recréer une forme de merveilleux… Le Congrès mondial acadien atteste certainement ce besoin profond, en rassemblant, dans une région donnée, à tous les cinq ans, une sorte de ‘’Célébration olympique’’ de leur survivance et leur ‘’Joie de vivre’’. Le monde entier ne peut qu’admirer une telle vitalité et fierté.

Mais en 1755, le triste dicton de ‘’l’inhumanité de l’homme envers l’homme’’ s’appliquait aux manières fracassantes de ce chapitre de l’Histoire du monde, car il portera bientôt les forces impériales de l’époque (Grande-Bretagne et France) à la guerre sur la ‘propriété’ de cette terre d’abondance précieuse, conduisant finalement une masse de personnes dans un sentier de misère imméritée.

Comme l’Histoire est souvent écrite avec du sang, l’Acadie est fière de se tenir hors des humiliations de l’humanité, car elle refuse d’y prendre part. Ils étaient les ‘’Neutres français’’…et s’élevaient au-dessus de la guerre.

Bien qu’une grande partie ait été étudiée et écrite, recréée dans de nombreuses formes de spectacles de musique, de théâtre et de cinéma et sous de nombreux angles différents, elle est encore impénétrablement attrayante.

De plus en plus de gens dans le monde entier disent que ‘’l’assemblage’’ de ses faits historiques nous fournit des outils essentiels pour saisir la relation de l’humain avec son propre genre et la relation qu’il doit avoir avec la nature. Des outils indispensables en ces temps d’incertitude.


Qu’est-ce qui nous attire en Acadie?


Est-ce peut-être cela, la grande et cohésive famille acadienne est apparue à l’improviste d’un groupe restreint de personnes, (plus ou moins 300 initialement) dont la population a augmenté et s’est répandue si bien, atteignant 14 000 âmes en moins de 123 ans sans beaucoup de concours de l’immigration européenne? Plutôt intrigant.

Était-ce ‘l’isolement’, l’argument utilisé par les autorités françaises pour ignorer le peuple acadien lors de plusieurs procès et dévastations de onze changements de gouvernement? Après tout, c’était une colonie transatlantique lointaine…l’Acadie semble être cette colonie quelque peu ‘dérangeante’ qui semblait mieux s’adapter aux façons « non civilisées » des indigènes, puis à celles des cours impériales; elle a fait frissonner la noblesse dans les ‘dentelles’ de Versailles et de Londres.

Ou, se pourrait-il qu’une nouvelle identité soit apparue parmi ce peuple autogéré, que ni la France ni l’Angleterre pouvait garder le contrôle, à moins d’être menacé de mort?...
Peut-être ces gens sont-ils devenus si proches les uns des autres et des Mi’kmaq, grâce à une forme améliorée de système basé sur la féodalité et la communion? Pourraient-ils avoir été si près de la terre, à travers cette fabuleuse culture des digues, que, le besoin de posséder la terre n’était pas nécessaire, mais plutôt le partage de celle-ci dans le seul but d’une communauté autosuffisante et satisfaite? Vertus, déjà perdues dans les cours d’Europe…

Autant les forces impériales de Grande-Bretagne et de France n’avaient pas les outils pour comprendre et répondre au contexte acadien de l’époque, aussi perplexes que nous puissions être encore quatre siècles plus tard, en essayant d’englober complètement la culture acadienne.

Tant de questions restent sans réponse, tant de choses à découvrir…La généalogie, le loisir le plus pratiqué au monde, n’est qu’une porte pour entrer dans la culture acadienne. Mais que ce soit par des moyens modernes de faire de la généalogie ou l’ancienne lecture obligatoire d’un des classiques littéraires les plus remarquables de l’Amérique ‘’Évangéline’’, conte de l’amour en Acadie, écrit en 1847 par Longfellow, la recherche a été constante et continue d’évoluer. Les répercussions qui en découlent sont la reconstruction académique du tissu social de l’Acadie.

Voici, à mon avis, dans un passé pas si éloigné de nous, sur la même terre patiente et délicieuse, l’histoire d’un peuple qui montre à la fois toutes les vertus et les mauvaises actions de l’humanité.
Une mosaïque d’un peuple toujours là, témoin, et célébrant la soif triomphante de la vie et l’espoir de meilleurs jours au cours des siècles…

Le déroulement de son histoire est toujours si accessible et approprié pour nous; il nous montre les étapes qui nous ont immédiatement précédés. Ce sont les ancêtres auxquels nous sommes liés aujourd’hui par nos traits physiques, nos caractères et notre langage. C’est le sang, avec lequel l’Histoire est censée être écrite; il coule dans nos veines…

À partir du moment où l’Acadie a émergé comme une colonie distincte, à travers son ‘Âge d’or’ mémorable, tout au long de l’épreuve de l’enracinement et de la dispersion de plus de 14 000 de ses habitants, leur odyssée indescriptible « retour à la mère Patrie »; Nouvelle-Écosse ou dans de nouvelles demeures comme la Louisiane, au Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, Saint-Pierre et Miquelon, Terre-Neuve, les états de la Nouvelle-Angleterre et Québec ou même le retour à la terre de leurs ancêtres de France, le lien intouchable est resté comme une partie intime de la culture florissante. Le dicton « connaitre notre passé est le lien avec notre avenir » prend ici tout son sens.

Plus florissante que jamais, la culture acadienne qui avait été dispersée dans tous les coins comme un pollen (Déportation de 1755-1764), a pris racine et s’est manifesté comme l’une des plus vibrantes et colorées du monde.

Il y a autant de pièces dans le « Portait de famille » reconstitué que de personnes qui racontent leurs propres histoires.
La mosaïque de l’Acadie se révèle avec une splendeur insoupçonnée.


Congrès Mondial Acadien


Les Congrès mondiaux acadiens (CMA) sont des expressions tangibles de ce phénomène tous les cinq ans.

Une forme de tourisme culturel acadien est éminente pour permettre le ‘rassemblement’ de ses pièces brillantes dispersées; une forme d’exploration factuelle à travers le voyage où une orientation claire, la découverte ludique, le confort et le plaisir trouvent leur part égale.

Novacadie Tours, c’est une équipe énergique de professionnels avec une vision ; celle qui combine des efforts constants et des professions pour créer un concept sans précédent dans le tourisme. Il s’agit d’une agence de voyage réceptive complète qui offre aux visiteurs du monde entier des moyens variés de ‘découvrir par eux-mêmes’ la géographie et les habitants de l’Est du Canada (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, les Îles de la Madeleine, la Gaspésie, Terre-Neuve et Saint-Pierre et Miquelon).

L’organisation conçoit soigneusement les visites (la plupart du temps avec la contribution du client) de sorte que les expériences authentiques emmènent le voyageur à une aventure de découverte totale et révélatrice, la découverte des (vos) racines acadiennes dans un paysage impeccable!
Pour y parvenir, et pour une expérience vraiment joyeuse, ses guides professionnels vous emmèneront dans certaines des régions d’origine des établissements acadiens avant la Déportation, tels que ‘l’Isle Royale’, ‘Beaubassin’, ‘Cobequit’, ‘Pigiguit’, ‘Grand Pré’, ‘les Mines’, et bien sûr, ‘Port Royal’ avec les forts respectifs et les lieux historiques nationaux en route, définissant les zones comme « berceaux » de la présence européenne française en Amérique du Nord.

Novacadie Tours vous permet de voir par vous-même, dans un cadre magique, les digues(levées), la ferme fertile et le verger de vos ancêtres : Babin, Bourg, Boudreau, Comeau, Dugas, Hébert, LeBlanc, Landry, Melançon, Trahan, et tous les autres fiers pionniers d’il y a plus de 350 ans, dans la ‘vieille’ mais toujours jeune Acadie…

Ce faisant, le voyagiste souhaite inviter les Cadiens de la Louisiane et tous les groupes apparentés de la Diaspora à se plonger dans leur propre histoire fantastique. Expérience à bien des égards, les lieux exacts où les ancêtres ont atterri et transplanté la France au XVIIe siècle dans les nouvelles terres de l’Amérique. Que ce soit le long du périmètre de la Baie de Fundy (La Baie Française) ou de la côte Atlantique déchiquetée, la sensation de toucher votre patrimoine vous ravira comme une passion. Nous croyons que cette approche touristique singulière complètera pleinement votre conscience de vous-même en tant que peuple unique.

Tous les forfaits sont soit personnalisés sur mesure pour les besoins spécifiques et les demandes des groupes (association familiale/clubs…), soit pour planifier et voyager ensemble, ou peuvent être choisis parmi les forfaits préétablis offerts par la compagnie. Du plus confortable des transports modernes, à la nature plus aventureuse/ tournée du pays, le voyageur va « vivre » les connaissances que le voyage apporte. L’hospitalité légendaire, ‘Joie de vivre’, de beaux paysages, de la bonne nourriture et de la musique, une pincée d’imagination sont tous des ingrédients pour vous emmener dans vos propres vacances de rêve parfaites!

Les organisations familiales du Congrès mondial acadien, les groupes religieux, les délégations de toutes sortes trouveront dans ce concept itinérant, le moyen idéal de confirmer leurs croyances et valider les notions généalogiques et académiques du passé de leur famille. Il permettra aussi, et peut-être, principalement, de tisser des liens entre les cousins acadiens du Nord et du Sud ainsi que les ‘cousins’ français d’outre-mer.

Novacadie Tours est le pont qui nous relie à l’Acadie.
…C’est un toast à ‘l’Ordre du Bon Temps’ tous les jours!!


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richard laurin 

Richard Laurin est le fondateur et
premier directeur de circuits chez
Novacadie Tours. Son expertise forte
de plus de deux décennies de
recherches assidues et
d'accompagnement de groupes font
de lui la personne toute désignée pour
monter et coordonner l'expérience idéale
de voyage. Toujours à votre écoute,
vous pouvez placer votre pleine
confiance en lui et Novacadie!

Témoignages de clients

Je garderai de ce voyage en Nouvelle-Écosse + Saint-Pierre + Miquelon, un souvenir inoubliable grâce à l'érudition, gentillesse, bonne humeur et disponibilité à tout moment d'un accompagnateur prénommé Richard qu'il doit être bon d'avoir pour ami.

Roland et Josette Geslain

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